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 Gabriel & Queen - Jamais je n'ai oublié

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Queen E. Wellington

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MessageSujet: Gabriel & Queen - Jamais je n'ai oublié    Mar 20 Déc - 0:49


Jamais je n'ai oublié & jamais je ne t'ai oublié

Aujourd'hui était un nouveau jour. Le soleil venait à peine de se lever et regardant mon réveil je m'aperçu qu'il n'était que 9h du matin. Je me demandais chaque Samedi matin pourquoi je n'arrivais jamais à dormir, c'était devenu un quotidien de ne pas faire la grass'matinée. En regardant de plus près je m'aperçu alors que ça faisait maintenant trois ans tout pile que j'étais arrivée dans cette ville. Regardant vers ma fenêtre aux volets fermés, je m'aperçu que le soleil n'était pas trop au rendez-vous. Pas de rayons, rien.. C'était généralement mauvais signe, soit il ne pleuvait pas mais le temps laissait à désirer soit il pleuvait. C'est alors que je me suis levée doucement, me secouant les cheveux afin de les remettre à leur place habituelle. Ouvrant mes volets, je m'aperçu que la neige était au rendez-vous. Le sol était presque recouvert de blanc immaculé de paillette. J'étais comme une enfant devant sa fenêtre qui découvrait la neige pour la première fois, alors qu'elle venait chaque année. J'avais donc enfilé mes chaussons doucement avant de me diriger vers la porte fenêtre de mon petit chez moi. Mon petit jardin était recouvert de neige et comme une enfant, j'étais dehors à la toucher à la redécouvrir une nouvelle fois. Mon regard se leva vers le ciel ou tombait doucement les flocons.. C'était magique comme quand j'étais enfant.. Avec cet autre enfant, mon meilleur ami, le seul... Gabriel. Ce temps était fini. Je ne l'avais jamais revu, même en venant ici. Un jour que peut-être on se retrouverait.

Après une dizaine de minutes, j'étais enfin rentrée dans ma petite demeure. Il était temps de prendre un petit déjeuner. J'avais allumé la télé pour avoir une petite présence, sans vraiment l'écouter à vrai dire. Tout ce que j'avais entendu, c'est qu'il allait neiger toute la journée. Malgré le froid, il fallait que j'aille faire les magasins, alors ce n'est pas quelques centimètres de neige qui allait m'arrêter. J'étais en week-end et je voulais en profiter. Je savais pourtant qu'il y aurait du monde, mais je ne voulais pas repousser encore. Parce que par finir, j'irais faire les magasins non plus pour l'hiver mais bien pour l'été.
Trêve de plaisanterie. Après avoir bien mangé, je m'étais dirigée vers la salle de bain afin de me réveiller complètement. J'étais restée bien trente minutes sous l'eau bouillante. Il restait maintenant un petit détail, voir deux à régler. Comment allais-je m'habiller? Mon armoire n'était remplie que de vêtements d'été.. Alors je pris un jean qui était presque neuf ainsi qu'un débardeur blanc et une chemise à carreaux afin de le mettre par dessus.
L'autre détail et le dernier fut la petite pointe de maquillage. J'étais fin prête. J'étais propre de partout. Je pouvais enfin partir. Heureusement pour moi que le centre commercial n'était pas si loin que ça, car à pied j'aurais eu un petit peu de mal.

Le chemin fut très laborieux mais pourtant court pour moi. En même temps quand on est concentré pour ne pas tomber c'est assez normal dirais-je. Il était presque midi donc les magasins n'étaient pas bondés. Puis avec la neige, il y aurait certes du monde mais pas comme d'habitude. Il fallait que je me prenne d'abord un chocolat chaud afin de me réchauffer un peu. J'étais littéralement congelée. Arrivée à auteur du petit bar du centre commercial je demandais ma boisson chaude d'une petite voix grelottante. Après avoir été servie, ne regardant pas devant moi mais plutôt mon gobelet, j'étais presque venue à percuter un jeune homme. Heureusement que rien de méchant était arrivé et que nous étions encore intact. En relevant la tête vers celui ci. Je m'arrêta de respirer. Il n'avait pas changer, il était devant moi.. C'était toujours le même physiquement.. Enfin je le retrouvais. Mais lui que pensait-il? M'avait-il reconnu? M'avait-il oublié?

"Gabriel......"

Que devais-je lui dire? Comment devais-je réagir devant lui? Le prendre dans mes bras, non... Rester disante, non plus.. Mais alors que faire? Mais je ne pu dire qu'une chose..

"Je te cherche depuis si longtemps.."
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V. Gabriel Everwood

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MessageSujet: Re: Gabriel & Queen - Jamais je n'ai oublié    Mer 21 Déc - 13:38

I HAVE NEVER FORGET YOU



Samedi. Sept heures


J'assommais, d'un agressif coup de poing, le bouton central du réveil, râlant, comme d'ordinaire, contre cette sonnerie agressive qui mettait à mal mes tympans. Je lorgnais l'affichage numérique pour constater qu'il était sept heures du matin. Encore trop tôt. Je trimballais l'objet antédiluvien depuis mes seize ans et autant dire qu'il n'était pas au meilleur de sa forme, l'engin ne sonnant plus qu'au gré de ses humeurs. Je songeais brusquement qu'il était peut-être temps d'en acheter un neuf. J'eus toutes les peines du monde à m'extirper des draps, me sentant pourtant incapable de flemmarder au lit aujourd'hui. Je gagnais la salle de bain pour une toilette à la hâte, suivi de près par la chienne, qui s'agitait déjà autour de moi. Je me rendis ensuite à la minuscule cuisine pour y préparer mon petit déjeuner : céréales, toast et un œuf au plat, tout cela accompagné d'un grand verre de jus d'orange. Un petit-déjeuner complet était important pour le reste de la journée, je pris donc tout mon temps pour le déguster, sous les yeux du quadrupède, envieux. Je décidais de l'emmener en promenade une fois mon déjeuner avalé. J'enfilais des vêtements chauds et quittais l'appartement. Je longeais le parc en sa compagnie, peu désireux de m'y aventurer si tôt. Elle gambadait devant moi, au bout de sa laisse, sur laquelle j'étais forcé de tirer régulièrement afin qu'elle ne prenne pas trop ses aises. S'ensuivit un long arrêt devant le stand à journaux, que je consultais attentivement, curieux d'apprendre les plus récentes nouvelles. Le journal n'était peut-être que local, mais il me suffisait largement. Je l'emportais sous mon bras, rebroussant chemin pour rentrer au chaud, au grand désespoir du husky.

Il était un peu plus tard que huit heures lorsque la promenade s'acheva. Claquant la porte de l'appartement après mon passage, je m'étalais de tout mon long sur le lit de fortune. J'épluchais alors le journal, y cherchant des nouvelles intéressantes. Je pris ensuite le temps de lire les petites annonces. Je devais trouver du travail. J'en avais assez de courir à travers le pays, il était temps de me poser. Je devais trouver de quoi subvenir à mes besoins et à ceux de Maybe ; Un appartement qui en vaille réellement la peine ; Une lampe de chevet, afin que même la nuit, la vie continue ; Un nouveau réveil ; Un ticket de loto gagnant ne serait pas non plus de trop. Tout cela ne pouvait pas arriver en un claquement de doigts, il fallait d'abord chercher pour trouver. D'ordinaire, j'étais quelqu'un de persévérant, motivé, actif, mais aujourd'hui, quelque chose me démoralisait. Je n'étais à même de ne pouvoir obtenir que deux choses, du moins à l'heure actuelle. J'enfilais à nouveau mes chaussures, passais la bandoulière de mon sac par-dessus ma tête, attachais Maybe à sa laisse et quittais l'appartement. Je pris le chemin du centre-commercial, que j’espérais ouvert. Je marchais à une allure régulière, mais il me fallut tout de même une demi-heure pour y arriver. Je cherchais durant plusieurs heures, en vain, dans les rayonnages. Je m’arrêtais à chaque magasin dans l'espoir de trouver ce que je cherchais, je m'étais même résolu à demander mon chemin, mais les indications, trop vagues, m'avaient perdues. Durant le trajet, je m'étais attardé dans un magasin en particulier, qui vendait des livres, en avais acheté deux et étais repartit mon butin dans les bras. Je tournais en rond depuis des heures quand brusquement, je heurtais quelqu'un, lâchant brusquement mes achats, qui s’étalèrent sur le sol. « Excusez-moi, je ne vous avais pas vu » J'étais entré en collision avec la plus improbable des personnes et j'allais très vite m'en apercevoir.

Ce fut sa voix et ce qu'elle dit qui m'incita à relever la tête. Personne ne me connaissait ici, je n'étais à Bryan que depuis une semaine et j'avais jusqu'alors évité tout contact avec les autres êtres humains. « Gabriel...... » Je la dévisageais, incertain. Était-ce vraiment elle ? Non, ce n'était pas possible. Je fronçais les sourcils. Elle savait comment je m’appelais ... Cela pouvait-il signifier quelque chose ? Une indescriptible douleur serra soudainement mon cœur, une sensation que je m'étais pourtant efforcé d'oublier. Queen ne pouvait pas être réelle, elle était morte. Je devais dormir ! C'était évident, j'étais toujours chez moi. Je n'avais pas entendu mon réveil sonner, voilà tout. Cette scène surprenante me semblait être un cauchemar, tant cette apparition m'était douloureuse. Je me pinçais le bras, mais rien ne se produisit. J'avais terriblement souffert de l'avoir perdue et voilà que mon esprit me jouait un tour, ramenant à l'instant présent des images du passé. Je pinçais les lèvres, exprimant un mouvement de recul, oubliant momentanément mes affaires jetées à terre. C'est alors qu'elle murmura. « Je te cherche depuis si longtemps. » Le doute s'empara alors de moi. Je ne pouvais oublier la lettre que j'avais reçu, des années plus tôt, des parents de Queen, m’annonçant que j'avais perdu la seule personne qui me comprenait. Ma seule amie. On se jouait de moi. C'était une farce. Je m'énervais. « C'est loin d'être drôle ! » vociférais-je, furieux, blessé et choqué. Cette femme semblait pourtant si sincère. Elle lui ressemblait tellement. « Vous n'avez trouvé personne d'autre à torturer ? Allez, viens May, on s'en va. » clôturant ma phrase en m’adressant au chien, je fis volte-face, abandonnant, dans ma colère, les affaires que j'avais fait tomber, serrant fermement la bandoulière du sac qui barrait mon torse.
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Queen E. Wellington

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MessageSujet: Re: Gabriel & Queen - Jamais je n'ai oublié    Mer 21 Déc - 19:46

Gabriel & Queen


Je n'y croyais plus depuis bien longtemps et pourtant il était devant moi. Lui le seul ami que j'avais eu dans mon enfance. Qui m'avait regardé encore pareil lorsque je lui avais avoué avoir une tumeur. Il avait toujours été là, puis je n'avais plus eu rien de lui après mon hospitalisation. Jamais après ces trois années je n'aurais cru le retrouver ici. Je savais que pour lui je n'étais plus qu'un fantôme à oublier. Je pensais même qu'il m'avait oublié. En même temps quand on apprend des parents de son amie que celle-ci est morte durant son opération, il est sur qu'il faut avancer dans la vie et ne plus se retourner. Pourtant au fond de moi, je voulais qu'il croit encore à mon existence. Malgré notre séparation, mes souvenirs étaient présents, jamais je n'avais pu l'oublier. Il était gravé en moi comme on grave sur un rocher. Éternel. Il avait été le seul en qui j'avais cru, le seul avec qui j'avais des infinités. Même mes propres parents n'avaient jamais porté le regard qu'il avait eu sur moi quand on avait apprit ma maladie. Et dans mes souvenirs, j'avais été la seule pour lui également.

Jamais je n'aurais pu oublier ce doux visage qu'était celui de Gabriel. Il avait changé mais était resté aussi beau, pour moi, il était toujours le même. Sa voix avait vraiment changé, mais pour moi restait la même. C'était bien lui et je ne voulais plus le laisser filer.
Mais lui visiblement ne me reconnaissait pas, il avait reculé. Gab' était visiblement mal, croyait-il a une blague? Bientôt j'eus une réponse. Oui il le croyait. Comment pouvait-il ne pas voir que j'étais réellement là? Je ne savais plus quoi faire, ni quoi dire. Il m'avait pris de court. Le jeune homme me tourna alors le dos avec son chien afin de partir tout en me disant une phrase que je n'entendis que de loin. Ma tête avait soudainement tourné, tout se bousculait violemment. J'étais à la fois triste et joyeuse. Triste que celui qui avait occupé mes pensées pendant toutes ses années ne me reconnaisse pas et me rejète et joyeuse car je l'avais enfin retrouvé après tant de temps. Il fallait que je lui dise quelque chose... Quelque chose qui lui prouverait que c'était bien moi. Et vint ces phrase que nous avions prononcé avant que je rentre à l'hôpital.

«  Dis moi que rien ne changera, s'il te plait... Et tu m'avais répondu Comme si je pouvais te laisser faire les quatre cents coups sans moi. Tu rêves ma petite. Ça ne te dis rien? »

Ces mots étaient sorti d'un seul coup. Je n'avais pensé à rien sauf à ce moment du passé qui me fit venir en un rien de temps les larmes aux yeux. Ma vision se troublait, l'eau me brouillait sa silhouette si belle. Je ne savais pas encore ce qu'il allait faire, si il avait comprit, si il s'était souvenu. Il ne me restait plus que l'espoir. Malgré le monde autour de nous, il fallait absolument que je lui dise pourquoi je n'étais jamais revenu de l'hôpital. Pourquoi je n'avais pu passer mon enfance avec lui.

« Je ne savais pas Gabriel.. Je ne savais pas que tu me croyais.. Morte »

Ces mots furent dure à prononcer, c'était comme une vraie révélation. J'avais été parcouru d'un frisson violent. Ils l'avaient vraiment fait, ceux qui m'avaient presque renié quand j'avais eu ma maladie avaient vraiment dit à mon meilleur ami que j'étais morte tout cela pourquoi? Parce que pour eux, il n'était digne de moi. Quel baratin !

«  Je ne l'ai su qu'il y a trois ans.. Et je n'ai jamais cessé de te chercher depuis tout ce temps... Pardonnes moi... »

Ma voix se brisa. Gabriel c'était arrêté peut-être.. ou pas.. Je n'en savais rien, ma tête tournait toujours autant, mes yeux étaient toujours aussi embués de larmes. Alors en entendant aucun son provenant de sa voix, je tourna les talons... Le cœur lourd, très lourd..
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V. Gabriel Everwood

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MessageSujet: Re: Gabriel & Queen - Jamais je n'ai oublié    Jeu 22 Déc - 15:21