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 Nous avons l'âme de Freud, ou le coeur de Shakespeare. ◮ (Avec Romane.)

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Solstys Rhodes

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▷ INSCRIPTION : 17/12/2011
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MessageSujet: Nous avons l'âme de Freud, ou le coeur de Shakespeare. ◮ (Avec Romane.)   Sam 17 Déc - 20:35

Les lumières allumées guidaient mes pas. La rue me paraissait déserte, en ce début de vacances. Je foullai brièvement à l'intérieur de mes poches, pour en récupérer mon téléphone portable. J'avais un message de Romane. Je le lus avec rapidité avant de lui répondre, sortant mes doigts de mes gants en laine. Je lui demandai de me rejoindre au bar afin d'éclaircir les quelques idées qu'elle m'avait émise dimanche dernier à la messe. Je me doutais qu'elle aurait du retard, malgré tout je pressais le pas. Je regardais avec dégoût les salissures du trottoir, les tags parsemés sur les murs et ravalai subitement ma salive. Arrivée à la hauteur de l'enseigne du magasin de mon meilleur ami, je ne pus m'empêcher de sonner à la porte d'à côté. Il m'ouvrit, sans demander qui le dérangeait à cette heure du soir. Il devait avoir un odorat développé, il devait sentir mon odeur. Je montais les quelques marches qui séparaient la rue de sa porte d'entrée, rentrai dans l'appartement. Nous nous enlaçames une poignée de secondes, je lui glissai un bisou sur la joue avant de lui demander, timidement. Est-ce que je pourrais te prendre une feuille et un stylo, chouchou ? Il hocha la tête, partit me chercher ce dont j'avais besoin. Je m'assis sur son canapé, repliai mes genoux contre ma poitrine et bus une gorgée du verre d'eau dont je m'étais saisis. Il revint avec les petits objets dans la main qu'il me tendit sans hésitation. T'es un amour, je t'adore, merci beaucoup. Je lui expliquai la situation dans les grandes lignes, il me raccompagna dehors. Il mit ma main dans sa paume afin de me donner un baiser. Amusé, il chercha à me culpabiliser en me lançant un pic. Fais attention, à force de me tenter, je vais finir par t'embrasser et ton petit ami risquerait d'être jaloux. Je repris le chemin du bar, le rire au coin des lèvres, touchant par moment la croix et la photographie de mon petit ami qui ornaient mon cou. Je poussai la porte en bois du bar dans lequel je m'avançais jusqu'au comptoir, saluai gaiement le vieux patron fripé, commandant un café. Je m'installai à la seule table de libre, reposai les affaires que m'avait confiée mon meilleur ami sur le meuble de chêne, écoutant par la même occasion le chanteur amateur qui se produisait sur la petite scène. L'odeur de l'endroit que j'humais depuis une minute à peine me chatouillait les narines, les effluves de l'alcool, de mon café, se mélangeant à l'ancienneté du bâtiment. Malgré tout, je ne regrettais jamais d'avoir mis les pas dans ce lieu. J'y connaissais presque tous les habitués, j'intègrais les nouveaux avec aisance, j'en avais fait mon refuge. J'envoyais un message à mon petit ami, avant de relever la tête et chercher la jolie tête blonde de Romane. Je scrutais les moindres environs, entre deux gorgées de café avalées, peut-être s'était-elle égarée, pensai-je. Je me préparais à l'appeler, lorsque je parus reconnaître une silhouette. Je pris soin de me tenir plus droite encore, plaquai mon dos contre le dossier de la chaise, ouvris grand mes yeux, croisai les bras et attendis d'en discerner les traits plus clairement.
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Romane Dréan
l'amour dure 3 ans.
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MessageSujet: Re: Nous avons l'âme de Freud, ou le coeur de Shakespeare. ◮ (Avec Romane.)   Sam 17 Déc - 21:24

    Mon église avait quelque chose d'unique. Elle n'était pas la chapelle Sixtine, ni même l'Église Saint-Eustache, mais elle avait un charme bien à elle. Chaque objet, chaque vitrail, chaque tableau qui recouvrait les murs de ce lieu sacré m'emplissait d'une joie indescriptible. Et le prêtre Vannier, citant chaque verset avec conviction. Il touchait l'âme des gens et avait beaucoup de personnes à sa vérité. J'avais noué nombre d'amitié saine le dimanche matin. Comme Clémentine, qui était devenue par la suite une fervente croyante, une femme juste et sincère. J'ai aussi rencontré Solstys, une jolie jeune femme blonde, vêtue comme il faut, jeune fille de bon rang et croyante modèle. Allongée sur mon divan, étalée de tout mon long, je méditais sagement à mon sort et éteignit la télé. Me levant douloureusement, j'atteris dans la salle de bains. Mon visage était rouge, gonflé par les larmes. Je sécha les gouttelettes et tapota doucement mes joues. Mon reflet ne me plaisait pas, il m'horrifait et je me sentais laide, bouffie et sans aucun charme. C'était sans doute la solitude. Moi qui était pourtant si sûre de moi avant la mort de Julien. Son décès avait tout bousculé et j'aurais tout donné pour le revoir ne serait qu'une minute. Le désarroi qu'emplissait son vide était dûr à gérer et je refusais souvent d'adresser la parole à quiquonque, des jours durants. Juste pour penser à lui et à personne d'autre. J'essayais de penser à autre chose, et je me secoua la figure d'un coup, pour ôter les dernières souvenirs de son visage de mon esprit. Je voulais être heureuse, moi aussi. Je voulais être comme tout le monde. Le monde avait tué la personne que j'aimais le plus au monde et je voulais tuer le monde. Je voulais assassiner chaque femme, chaque homme qui me rammenait au souvenir douloureux de Julien. Galaxie, son chat, était le dernier être vivant qui me rattachais lui. Animal obèse, ingrat, que je chérissais. Il avait presque 3 ans quand Julien est mort, maintenant il en a 6 et je voudrais qu'il ne meure jamais. Je sentis dans la poche de mon djean, mon téléphone portable vibrer. Message de Solstys.Elle m'avait donné rendez-vous, afin de poursuivre une discussion que nous n'avions pas terminé. Elle m'avait indiqué un bar et j'attrapa une gros pull pour m'y rendre à peu près bien vêtue. Je sortis rapidement de ma maison. Le froid me mordit le bout des doigts et je décidait d'y aller d'un pas décidé pour me rendre le plus vite au chaud.J'aperçu l'enseigne et entra brutalement. Je ne connaissais pas du tout le lieu, il avait un certain charme et je me demandais comment je n'avais jamais pu le connaître. C'était un beau bâtiment, pris par l'âge et dégageant une agréable odeur de café. Le patron, debout derrière son comptoir, me souria et je m'approcha de lui. « Je cherche une blonde, jolie et venue seule je crois. » L'homme m'accompagna tout au fond du bar et je reconnu Solstys qui envoyait des textos. Je m'asseyais à côté d'elle et lui souriait doucement, l'homme sans alla juste après avoir pris ma commande. Je reconnu sur la table, une petite croix et une photo, montrant à quel point la religion pouvait être incrustée dans nos vies.
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Nous avons l'âme de Freud, ou le coeur de Shakespeare. ◮ (Avec Romane.)
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